le mardi 26 mai 2020 | 46

La souffrance en spectacle, ça suffit !

Nous avons porté plainte contre le Nouveau Cirque Zavatta pour que cessent la souffrance des éléphantes Rosa et Bambi ainsi que l’exploitation de sept tigres. Pour ces animaux séquestrés, dominés, utilisés comme objets de profit, nous continuons la bataille !

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Avant leur emprisonnement, Rosa (37 ans) et Bambi (35 ans) ont connu l’état sauvage, la liberté, les grands espaces. Souvenirs enfouis loin dans leur mémoire… Dans l’indigence d’une tente minuscule, les deux éléphantes vivent un calvaire : enchaînées debout, elles ne peuvent s’étirer, se retourner. Depuis des années, leurs seuls pas vers l’extérieur les mènent vers la piste de toutes les cruautés. À la détresse de la réclusion s’ajoutent les problèmes articulaires, la stupidité de numéros contre nature, la violence du dressage… Face à elles, le public applaudit leur souffrance.

Détention autorisée en France : pourquoi ?

C’est au tour des tigres d’entrer en scène. Ils passent de leur cage-remorque exiguë, sans enrichissement, sans refuge en hauteur, à la cage aveuglante et menaçante où se déroule le spectacle de leur soumission. Leurs yeux sont vides, leurs mouvements fatigués. L’un d’entre eux proteste, le fouet claque, la peur est là.

Interdits de détention dans de nombreux pays, ces félins merveilleux sont traités en esclaves par le Nouveau Cirque Zavatta, victimes de la cupidité de ceux qui les dressent, les affaiblissent et les exhibent.

Justice, vite !

Nous avons déposé plainte contre la famille Falck, propriétaire du Nouveau Cirque Zavatta, que nous avions déjà dénoncée, notamment pour maltraitance sur les trois éléphantes: Maya vit désormais loin de son camion, même si nous n'avons pu choisir le lieu de sa retraite; pour Nelly et Brigit et les autres animaux de la Piste aux Étoiles, notre plainte est toujours en cours.

Pour Rosa, Bambi et les tigres, notre enquête a réuni des preuves accablantes (vidéo à l’appui) sur leurs conditions de détention et de sécurité. Nous réclamons justice pour « faits de placement dans un environnement pouvant être cause de souffrance, mauvais traitements envers des animaux détenus en captivité par un professionnel et exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques. »

Prêts à intervenir

Par ailleurs, l’arrêté contre la propagation du Covid-19 précise la fermeture des chapiteaux et donc des cirques : il y a là un risque majeur d’une hécatombe pour les animaux qui y sont détenus. Nous avons donc interpellé deux fois par écrit Élisabeth Borne, ministre de la Transition Écologique et Solidaire, pour l’informer que nous nous tenons prêts à leur venir en aide.

Un jardinet (aussi grand soit-il) dans les quartiers d'hiver du cirque où Bambi et Rosa restent en permanence sous l'oeil et la menace de leur dresseur avant de retourner dans le camion et sous le chapiteau, ne remplacera jamais un sanctuaire.

Éléphantes sans défense

« Bambi et Rosa présentent des protubérances importantes au niveau latéro-dorsal de chaque coude : on observe ce genre de lésions chez les animaux qui dorment en décubitus latéral sur un sol dur. Elles peuvent aussi apparaître à la suite d’injections (répétées). »
Extrait du rapport établi le 16 mars 2020 par Willem Schaftenaar, docteur en médecine vétérinaire, zoologiste honoraire du zoo de Rotterdam.
Fisso Reynaud
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Commentaires 46

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dany | samedi 20 juin 2020

Il faut que cesse la maltraitance animale sur tous les tableaux. Il faut boycotter les cirques avec des animaux sauvages.

Matthieu | jeudi 18 juin 2020

Boycottons les cirques avec animaux et ces tortionnaires feront faillite!
Ces cirques vivent grâce à notre argent.
Coupons-leur les vivres et peut-être se réinventeront-ils mais sans animaux.

Karine et Philippe | mardi 16 juin 2020

Les animaux sont nés libres et doivent le rester. Nul n'a le droit de les asservir, de les exploiter ou les exterminer. La folie humaine franchit toutes les limites, mais la nature un jour va reprendre ses droits et lui donner une leçon dont certains ne se relèveront pas. Il serait temps que le Cirque ZAVATTA comprenne que les animaux sont des êtres sensibles dotés de sensibilité, leur place n'est nullement dans un cirque, véritable mouroir pour animaux où ils subissent des méthodes de dressages inhumaines, battus régulièrement, enfermés dans des cages exiguës sur le sol en béton, obligé de faire des numéros contre leur gré et contre nature, certains rongent les barreaux par désespoir ou développent des mouvements stéréotypés par le stress et l'enfermement. Les contrôles vétérinaires attestent que les animaux sont bien soignés, quelle perfidie, quand on constate qu'après avoir pu en délivrer certains, leur état était plus qu'inquiétant, certains sont même morts malgré les bons soins reçus par les sauveteurs. Nos élus actuels s'obstinent à ne prendre aucun engagement ferme et se rendent ainsi complices et cautionnent de tels actes de cruauté, faute d'empathie. Nous ne manquerons pas de le faire savoir aux prochaines élections européennes, car la cause animale est une de nos préoccupations importantes également tout comme d'autres. On juge une grande Nation de la manière dont elle traite ses animaux, mais également sa population, l'un étant lié à l'autre.

sandrine | samedi 13 juin 2020

Comment peut-on en arriver à une telle horreur?! Ces gens n'aiment pas les animaux, c'est du fric pour eux !