le vendredi 10 août 2018 | 12

Contre le recul du bien-être animal aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo!

A l'occasion de la préparation des Jeux Olympiques de Tokyo de 2020, Animal Rights Center Japan, partenaire de longue date de One Voice au Japon, a lancé une campagne nationale d'envergure contre la cruauté animale, Tokyo Olympic Cruelty. Pour amplifier cette exigence d'amélioration des conditions de vie des animaux vivant le pire, des champions olympiques, interpellent les responsables japonais pour réclamer à minima la garantie que l'approvisionnement en œufs et cochons destinés aux athlètes ne proviennent pas d'élevages en batterie. One Voice se joint à leur demande.

Hr blog

Alors que les Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres et de Rio avaient montré un minimum de considération pour le bien-être animal, le comité tokyoïte semble s'en désintéresser du tout au tout. Pour réduire les coûts de production des œufs, de la viande et du lait des prochains "Jeux", les normes en vigueur seront plus basses que celles des éditions précédentes pour les animaux dits d'élevage! Pourtant, les cages et les stalles des batteries sont vilipendées, et le grand public s'en détourne de plus en plus. Qui n'a pas été interloqué une fois informé de ces pratiques insupportables? Mais au Japon, comme nous l'a rapporté Animal Rights Center Japan, il y a encore un long travail de fond à faire, d'éducation à l'empathie et à la compassion vis-à-vis des animaux.

Nous savons que ce type d’élevage prive les cochons de leur liberté de mouvement, empêchant même de se retourner, de faire un pas... Les truies sont assujetties à l'allaitement, les soins ne sont pas apportés, ou rarement à leurs petits et à elles, les antibiotiques à large spectre sont la règle, quant aux poules dites "pondeuses", dans des cages minuscules dans lesquelles elles se coincent les ailes et se blessent les pattes. Elles sont contraintes à vivre dans un environnement stressant, où douleur et souffrance leurs sont imposées. Tous ces animaux finissent leur misérable vie sur des robots, qui les tuent à la chaine, dans un système où l'on nie jusqu'à la sensibilité des humains qui y travaillent. Au Japon, 96% des personnes interrogées ne savent pas même ce que signifie le "bien-être animal", ou n'en ont jamais entendu parler! 97% des Japonais ne savent pas que les cochons naissent et grandissent dans des élevages intensifs...

Mercredi 1er août 2018, Dotsie Bausch, membre de l'équipe cycliste américaine et médaillée d'argent aux JO de 2012, ainsi que neuf autres athlètes1 américains, canadiens et néo-zélandais ont donc adressé une lettre au maire de Tokyo, Yuriko Koike et au Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo, pour demander la garantie que les œufs de poules et les cochons ne seront pas issus d'élevages en batterie, pour l'ensemble de l'événement. Leur campagne "Legacy for Animals", que soutient One Voice, s'intègre à la campagne plus large "Tokyo Olympic Cruelty"

"Les JO constituent un moment fort dans la carrière d'un athlète de haut-niveau. Les meilleurs du monde se réunissent pour concourir ; la meilleure nourriture est donc nécessaire", déclare Dotsie Bausch. Dans sa lettre, elle donne des preuves scientifiques, des faits et des exemples pour argumenter sur les effets nocifs de produits issus de l’élevage intensif sur la santé physique et mentale des athlètes. La championne s'inquiète aussi de l'image de Tokyo: "Si Tokyo n'est pas en mesure de fournir une alimentation de qualité, la ville affichera son retard dans un monde allant de l’avant, vers un meilleur traitement des animaux d'élevage."

Il est absolument nécessaire de faire entendre notre voix à tous! Vous pouvez agir pour éveiller les consciences sur la sentience des animaux. Au Japon, en Asie et dans le Monde entier, signons la pétition "Tokyo Olympic Cruelty" de Animal Rights Center Japan.

1 Les athlètes signataires de la lettre:
La cycliste Dotsie Bauch a remporté la médaille d'argent en course sur piste en équipe aux JO de Londres en 2012 et a été huit fois championne des Etats-Unis, et est aussi ancienne détentrice du record du monde de vitesse. Elle est connue comme une fervente défenseuse des animaux, apportant son expertise en nutrition lors de conférences et se fondant sur son expérience d’athlète olympique. Partout où elle le peut, elle partage ses connaissances sur l’importance du bien-être des animaux, notamment d'élevage.
Les athlètes ayant co-signé l'appel sont la nageuse américaine Rebecca Soni, championne olympique 2008 et 2012, triple médaillée d'or et double médaillée d'argent, le volleyeur de l'équipe américaine de 2016 Dustin Watten, la championne olympique canadienne Meagan Duhamel ayant décroché l'or et l'argent en 2018 en patinage artistique, la championne olympique 2008 de l'équipe canadienne de football Kara Lang, la championne du monde de cyclisme américaine Jennifer Reed médaillée d'argent aux jeux olympiques de 2004, 2008 et 2012 en équipe, la championne olympique américaine 2016 de beach volley Lauren Fendrick, la skieuse américaine Seba Johnson, la championne olympique 2000 de l'équipe américaine de canoé/kayak Tamara Jenkins et le triple champion olympique de l'équipe néo-zélandaise de cyclisme Jo Kiesanowski.

Jessica Lefèvre-Grave
Hr blog

Dans la thématique

A Yulin, les vétérinaires découvrent que les chiens ne sont pas des objets
Dans l'élevage fermé d'Emagny, des visons sont encore encagés!

Commentaires 12

En déposant un commentaire j'accepte la charte de modération des commentaires.

Audrey | mardi 28 août 2018

Rien ne justifie le mauvais traitement infligé aux animaux, quel que soit le pays !

cjc | mardi 21 août 2018

plus jamais

pouguy | vendredi 17 août 2018

ces gens là, ne pensent qu'à leur argent et leurs médailles, ils se fichent du reste,ils devraient avoir honte et boycotter les jeux dans ce pays

Doumé | jeudi 16 août 2018

Boycottons les jeux olympiques !